Home 2011 Intervenção do Representante Permanente de Portugal, S. E. Embaixador José Filipe Moraes Cabral, no Conselho de Segurança no Debate Aberto sobre o Haiti (Nova Iorque, 16.09.2011)
Intervenção do Representante Permanente de Portugal, S. E. Embaixador José Filipe Moraes Cabral, no Conselho de Segurança no Debate Aberto sobre o Haiti (Nova Iorque, 16.09.2011) Print
 
Shukran Saïd Raïs,

Permettez-moi, tout d’abord, de saluer le nouveau Représentant Spécial du Secrétaire-Général, M. Mariano Fernández, et lui souhaiter le plus grand succès dans l'exercice de ses fonctions. Je le remercie de son excellent rapport. Un mot de reconnaissance très spécial pour Edmond Mulet, et pour tout ce qu’il a accompli comme Représentant Spécial. Je salue également la présence de notre collègue d’Haïti parmi nous.

Monsieur le Président,

Notre débat d’aujourd’hui porte sur l’activité de la MINUSTAH, pendant les derniers cinq mois, mais aussi sur la situation en Haïti et sur ses enjeux: la sécurité, la reconstruction, le développement économique et social, le renforcement de ses institutions et de l’Etat de Droit, la promotion des Droits de l’Homme, enfin, de l’édification d’un État moderne et démocratique. Je serai bref, puisque les points essentiels ont été déjà couverts par les interventions précédentes.

Nous saluons la transition démocratique qui a eu lieu en Haïti. La démocratie semble se consolider dans ce pays malgré les difficultés. L’impasse qui persiste dans le processus de nomination d’un Premier Ministre pourra être vite surmonté, pour que les institutions haïtiennes puissent se consacrer entièrement à mener à bien un processus de reconstruction et de développement, dans des conditions qui renforcerait la confiance des Haïtiens dans leurs institutions démocratiques. 

Monsieur le Président,

La sécurité est, depuis longtemps, une question centrale en Haïti. Nous prenons note que la Police Nationale de Haïti se renforce, mais que «ses moyens d’action sont sérieusement limités par le manque d’effectifs, de matériel et de soutient logistique.» En ce sens, nous croyons que la coopération entre les forces militaires et de police de la MINUSTAH et la Police Nationale de Haïti devra s’orienter progressivement vers la formation, l’entraînement et le renforcement institutionnel. La paix et la sécurité en Haïti sont, avant tout, la responsabilité du peuple et des Autorités de Haïti, pays indépendant et souverain. La communauté internationale ne peut pas remplacer ces autorités nationales et ne peut agir qu’en appui aux efforts de stabilisation et de développement menés par les haïtiens eux-mêmes. 

Monsieur le Président,

La protection des Droits de l’Homme ainsi que la situation humanitaire continuent à susciter notre préoccupation. Certes la MINUSTAH poursuit sa collaboration avec le Haut Commissaire pour les Droits de l’Homme afin d’aider les institutions haïtiennes à mieux intégrer la protection et la promotion des droits de l’homme dans leur activité quotidienne. Les efforts menés par les autorités d’Haïti sont louables, d’autant plus que les difficultés sont considérables. Mais il nous semble que des efforts supplémentaires seront nécessaires dans ce domaine fondamental de consolidation de l’Etat de Droit. La marginalisation de groupes particulièrement vulnérables, le nombre encore significatif de personnes déplacés, ainsi que la violence de genre et sexuelle constituent aussi une préoccupation majeure. 

Monsieur le Président,

Beaucoup a déjà été dit sur le travail de la MINUSTAH dans l’appui aux institutions publiques, la récupération économique, la lutte contre la violence communautaire et la réponse à l’épidémie de choléra. Je n’y reviendrai pas. Ce qui est important c’est que la communauté internationale continue à apporter sa solidarité au peuple d’Haïti. Cette solidarité  est appelée à faire preuve de continuité, de coordination et de cohérence dans son action en Haïti. La MINUSTAH, s’adaptant aux nouvelles exigences et modalités, continuera certainement à jouer un rôle central dans ce contexte, en étroite collaboration avec les autorités haïtiennes, qui sont appelés a prendre en charge leurs compétences et responsabilités de façon croissante.

En conclusion, Monsieur le Président, le Portugal soutient les recommandations du SG et la prorogation du mandat de la MINUSTAH pour une année supplémentaire. Je voudrais vous assurer, M. le Représentant Permanent de Haïti, du soutient du Portugal à ces objectifs et à la stabilité, et au développement croissant de votre pays.
 
Je vous remercie.